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Junior Association Graffiti – J.A.G. (41) 

 
 
Interview réalisée le mercredi 13 octobre 2010 avec le président de la Junior Association : Alexandre
 
 
Bonjour, vous avez été ou êtes le président de la J.A.G., créée en 2009 avec comme but d’organiser des rencontres de Graff. Pouvez-vous m’éclairer un peu sur votre projet ?

Nous sommes un groupe de 8 jeunes, composé de 2 filles et 6 garçons. Nous avons créé l’année dernière une Junior Association pour toucher entre autres des subventions et ouvrir un compte bancaire et surtout pouvoir nous adonner à notre passion en toute légalité. Nous aimons, en effet, réaliser des graffs mais pas n’importe comment. Nous souhaitions disposer d’un mur  pour pouvoir graffer. Nous voulions ainsi faire passer un message : le graffiti peut être une forme d’art et non du vandalisme. Le graff est différent du tag, qui est davantage la signature. Le graff c’est un art d’expression libre où le lettrage, les fonds, les expressions sont importants. Pour notre rencontre, nous avions juste imposé les couleurs puisque nous fournissions les bombes de peinture, mais le thème était libre.
Notre projet a été d’organiser une JAM, une rencontre graffiti, nous avons fait appel à une trentaine de graffeurs, dont un de Marseille, qui jouit d’une très bonne réputation. Notre animateur nous a aidés à monter le projet. Il faut préciser qu’il a une certaine expérience du graff et a un très bon réseau.

Avez-vous fait d’autres actions au cours de votre habilitation en Junior Association ?

Avec le reste de la subvention, nous souhaitions réaliser une exposition photographique mais cela ne s’est pas fait.

Comment avez-vous connu les Juniors Associations ?

Nous les avons connus grâce au Service Jeunesse de Vendôme.

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés ?

Nous avons eu beaucoup de difficultés avec les subventions. Nous avons notamment déposé un dossier pour répondre à l’appel à projets « Envie d’Agir ». Il y avait beaucoup de paperasses, et les démarches assez longues. En plus, nous n’avons pas compris pourquoi seule la moitié de la somme attendue nous a été versée. Sur le coup, ça nous a un peu énervés.
Pour monter le dossier de subvention, nous nous retrouvions le mercredi après-midi mais ça n’a pas été toujours facile de motiver les plus jeunes, qui avaient 11 ans. Et puis au niveau de l’organisation de notre rencontre, au début, on a voulu tout faire vite et notre animateur nous a rappelé quelques points importants : l’assurance et la sécurité puisque nous avions tout de même besoin d’échafaudages et on ne pouvait prendre aucun risque.

Souhaitez-vous poursuivre l’aventure en tant que Junior Association ?

Le projet de la Junior Association est aujourd’hui terminé. Nous pensions continuer mais nous n’avons pas de projet. En plus, on est pour la plupart en Terminale cette année et du coup, on manque de temps.
J’ai malgré tout une fois croisé le responsable de l’aménagement de la ville qui nettoyait un graff et en compagnie de notre animateur, nous avons réfléchi sur la recherche de murs d’expression libre qui soient légaux, mais ce projet ne verra pas le jour pour des raisons pratiques.

Ah c’est dommage. Vous avez l’air passionné par le graff …

Oui c’est sûr. J’ai commencé assez tôt à m’intéresser au graff et en cinquième j’ai suivi un stage de graff et depuis cette passion ne me quitte plus. Encore hier, j’ai graffé et je souhaite bien continuer. Je m’oriente vers des études de communication audiovisuelle.

Et les autres membres de la Junior Association …

Les autres étaient motivés pour continuer le projet de l’association mais pour ce qui est de leur parcours professionnel, ils ne souhaitent pas forcément continuer dans le domaine.

Avez-vous été sollicités par d’autres structures depuis la réalisation du mur d’expression réalisé lors de votre année en Junior Association ?

Tout à fait. Nous avons été par exemple mobilisés pour réaliser un graff sur un mur de cellophane lors d’un spectacle de hip-hop. L’entreprise à côté du hangar où nous avons réalisé notre mur d’expression nous avait contactés avant de se rétracter. Et finalement aujourd’hui, elle s’en mord les doigts.
On est également contactés par des particuliers. Je pense à un particulier qui avait des citernes d’eau énorme. Il voulait qu’on les graffe mais le projet était trop lourd et nous avons préféré décliné l’offre. Nous réalisons tout de même des petits travaux chez les uns et les autres : publicités, toiles… il y a encore deux jours, j’ai réalisé un graff dans un squat.

Le projet de votre junior association vous a permis de valoriser votre art et de le faire connaître…

C’est vrai que le mur a fait beaucoup de bruit. C’est marrant de passer aujourd’hui devant le mur. C’est un petit moment de fierté quand tu te dis : « c’est moi qui l’ai fait ».
Nous avons également organisé un vernissage et notre ancien Relais Départemental s’est déplacé dimanche soir. C’est vraiment valorisant.
Plusieurs amis de Rennes, Montpellier, Marseille, Lille ont également participé à la rencontre.

Nous avions reçu l’année passée l’affiche de votre rencontre. L’avez-vous vous-mêmes réalisée ?
 
L’affiche a été créée par un des graffeurs.

Pour mener à bien votre projet, il vous fallait l’aval des collectivités territoriales et en particulier de la mairie. La mairie était donc d’accord pour vous suivre …

La Mairie était plutôt partante, le maire de la commune est ouvert à l’art et ils nous ont aidés en versant une subvention de 1 600 € au total. Ce qui est une certaine somme.

Avez-vous trouvé que votre manifestation a été suffisamment relayée par les médias ?

Oui, nous avons deux articles sur notre Junior Association qui sont parus dans la Nouvelle République.

Mail : asso : jag41@live.fr

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